Glencore : Koniambo Nickel met le turbo, production en hausse de 75% en Nouvelle-Calédonie, NC1ère 26.10.2018

La production mondiale de nickel de la multinationale anglo-suisse est en hausse de 13% au troisième trimestre 2018 par rapport à 2017. La montée en puissance de l’usine du Koniambo explique ce résultat qui démontre aussi l’importance croissante de la Nouvelle-Calédonie pour Glencore.

Le bénéfice d’exploitation (Ebit) de Glencore pour les activités de négoce des matières premières devrait se situer dans le haut de la fourchette de 2,2 à 3,2 milliards de dollars. Le numéro un mondial du négoce des matières premières a publié, comme ses concurrents Eramet et Vale, le rapport financier de ses résultats du troisième trimestre (Glencore Third Quarter 2018 Production Report).

Le pari gagnant de l’usine du Nord
Glencore a produit 90.900 tonnes de nickel en 2018, soit une hausse de 10.200 tonnes, principalement, indique Glencore, « en raison de la montée en puissance progressive de l’usine de Koniambo et notamment de sa seconde ligne de production ». « C’est un bon résultat, mais nous n’en dirons pas plus » indique un responsable de Glencore en Suisse, joint par La1ere.fr.

KNS a produit 9.200 tonnes de nickel de plus en 2018, le complexe minier et industriel du Koniambo assurant la quasi-totalité de la hausse mondiale de la branche nickel de Glencore. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, sur la même période, les cours du nickel au LME ont progressé de 36%, indique Glencore. Ils sont passés d’une moyenne de 10.017 dollars la tonne à 13.664 dollars.

Montée en puissance
La production de nickel de l’usine du Nord a été de 21.500 tonnes de métal en 2018, soit une hausse de 75% par rapport à 2017 et l’année n’est pas finie. KNS avait produit 12.300 tonnes de métal en 2017. Au troisième trimestre 2018 par rapport à celui de 2017, la croissance de la production de nickel est même de 81%, signe d’une montée en puissance continue.

« Cela démontre que pour Glencore, la Nouvelle-Calédonie n’est pas une simple variable d’ajustement. Et que l’on peut développer à partir du Territoire une production de nickel de très bonne qualité » déclare Jean-François Lambert, spécialiste du financement des matières premières et ancien dirigeant de la banque HSBC.

Séance en berne au LME
Les compagnies minières s’affichaient parmi les baisses de la séance boursière à Londres comme à Paris ce vendredi 26 octobre, (ERAMET -1,72% – GLENCORE -1,27% – VALE -0,46%), subissant le net repli des cours des métaux industriels sur fond d’interrogations concernant la conjoncture économique, dans un contexte de tensions internationales persistantes entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. A la Bourse des métaux de Londres (LME), le nickel s’échangeait autour de 11.882 dollars la tonne (5,38 dollars la livre) en baisse de 2,46 % vendredi en fin d’après-midi. Le métal a perdu autour de 4,75% sur la semaine.

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