Une plage de Voh infestée par des matières noires, LNC 19.03.2019

Les riverains ont eu la mauvaise surprise de découvrir l’anse Pouako recouverte par une substance fibreuse sur des centaines de mètres. L’origine de cette pollution reste inconnue.
La pollution a été repérée jeudi par des river ains . La plage de l’anse Pouako, à Voh, a été envahie par une matière noire « semblant fibreuse puis visqueuse une fois dans la main » indique Numa Leconte, vice-président de la Confédération citoyenne environnementale de Voh (CCEV). Sur plusieurs centaines de mètres, la plage est souillée par cette matière. « Nous ne savons pas ce que c’est. Aussi, nous avons fait des prélèvements pour savoir si cette pollution trouve son origine sur un bateau », reconnaît Numa Leconte. Une hypothèse avancée par des riverains serait que la matière provienne de KNS. Mais le membre de l’association se montre très prudent. « On ne va pas tirer à boulets rouges sur le site tant qu’on n’a pas de résultats d’analyse et qu’on n’a pas la preuve que c’est du charbon. Est-ce que ce n’est pas tout simplement des algues ? L’important, c’est à présent de faire des reconnaissances pour établir s’il y a d’autres endroits touchés, ce qui ne semble pas être le cas. » Le mois dernier, le cliché d’une nappe noirâtre de plusieurs dizaines de mètres de largeur devant les installations portuaires de l’usine du Nord avait déjà fait polémique. « Un déchargement a eu lieu et du charbon est tombé sur le quai. Normalement, c’est nettoyé, mais avec les grosses pluies, c’est parti à l’eau. D’après ce qu’on nous a dit, des travaux vont être lancés pour faire en sorte que ça n’arrive plus », avait alors expliqué le vice-président de l’association environnementale. KNS, face à cet incident, aurait prévu de construire un nouveau décanteur à l’endroit où la pollution du mois de février avait été observée.

LA PISTE DES RÉCENTES CRUES ÉVOQUÉE

Le coupable est-il tout désigné ? Pas forcément. Concernant cette récente apparition de substance, un grand nombre d’éléments tendent à exclure la responsabilité de l’usine. Plusieurs reconnaissances en mer ont permis d’établir qu’aucune autre zone n’était envahie par cette fameuse matière. Si elle fait partie de la commune de Voh, l’anse Pouako n’est pas située face au site, mais à plusieurs kilomètres. L’embouchure d’une rivière et les fortes crues de ces dernières s e maines pour raient, en re – vanche, être les responsables de l’apparition de ces matières. Face à toutes ces interrogations, hier, des gardes nature de la province Nord ont fait des prélèvements qui seront étudiés à la Dimenc. D’ici une à trois semaines, les résultats devraient permettre d’en savoir plus sur l’origine de cette spectaculaire pollution.

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