Un échange passionné sur le diabète au CCAS, « Cafat / santé « LNC 17.04.2019

Un atelier sur le diabète a été organisé, hier, au Centre communal d’action sociale. Huit femmes ont participé à cet échange, qui s’est révélé très animé.

Huit femmes ont assisté à cet atelier diabète. Les questions ont fusé dans la petite assemblée.
Hier après-midi, plusieurs habituées du Centre communal d’action sociale se sont déplacées pour rencontrer les deux intervenantes du centre médicosocial de Dumbéa-surMer : la médecin Raja Elazzouzi et l’infirmière Carine André. Les huit femmes se sont montrées particulièrement intéressées par le sujet. Les questions et les réponses ont fusé dans l’assemblée. De nombreuses informations ont été données pendant deux heures « Dites-moi des mots qui vous font penser au diabète mesdames ? », demande Carine André, dans l’objectif de lancer la séance. Tout de suite, le public s’est montré très réactif : « amputation », « sucre », « vision », « insuline », « maladie ». La séance s’est poursuivie par la description des diabètes de type 1 et de type 2.

« Pour le second, il se déclenche le plus souvent aux alentours de 50 ans, car le pancréas ne produit pas assez d’insuline. En gros, il y a eu trop de sucre pendant une longue période, l’usine a trop bossé. En ce qui concerne le premier, il est généralement d’origine auto-immune et touche les enfants et les adolescents », explique Raja Elazzouzi. Les questions ont alors débuté. « Quand on est touchés par cette maladie, nous sommes obligés de

nous mettre au régime. C’est gênant parfois », indique Sophie*, une diabétique. Les autres femmes ont acquiescé. « Vous devez faire plus attention, c’est vrai. Mais ce n’est pas un régime qui est prescrit. Juste le fait d’avoir une alimentation saine. Une alimentation que tout le monde devrait avoir », répond Carine André.

A CE JOUR, ON NE PEUT PAS GUÉRIR DU DIABÈTE

Le sujet a ensuite tourné autour des boissons sucrées données aux enfants. « Mesdames, ne donnez jamais cela dans les biberons de vos petits-enfants. Ou de graves problèmes pourraient survenir par la suite. Dans certains chocolats en poudre, il y a 83 % de sucre aussi » poursuit l’infirmière. « Moi je vois des gosses tous les matins avec leur paquet de chips et un soda. C’est pas bien », tient à souligner Sophie*. Des indications sur la composition d’un repas sain ont été fournies par les deux professionnelles de santé. « A ce jour, on ne peut pas guérir du diabète », rappellent les deux intervenantes.

Les célèbres tentations des fêtes ont été abordées, qui ont amusé le public. « Moi je vois 5 kg de letchis ou de mangues, je vous les tue dans la foulée », confie une femme. « Vous pouvez grignoter d’une autre façon, pourquoi pas des bâtonnets de carotte ? », souligne Raja Elazzouzi. « Euh non ça va merci. Entre ça et des letchis j’ai vite fait mon choix », répond l’intéressée. « Au moins j’aurais essayé », s’écrie la docteure, dévoilant un léger sourire.

Sur le Caillou, 19 000 personnes sont atteintes de diabète.

Le seizième salon du diabète prévu en juin
L’Association des diabétiques de Nouvelle-Calédonie organisera le seizième salon du diabète le samedi 8 juin, de 9 heures à 15 heures, dans la salle d’honneur de la mairie de Dumbéa. Plusieurs stands seront mis en place.

Des conférences sur la maladie et l’importance de la famille et le diabète seront proposées aux visiteurs. L’objectif de cet événement « est d’alerter le grand public que le diabète est une maladie très souvent évitable par une alimentation équilibrée, une activité physique quotidienne et la gestion du stress ».

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