« J’aime mon travail, mais j’ai besoin de faire autre chose », LNC 16.05.2019

Le Salon métiers, emplois et compétences, hier, à Nouville, a changé de formule. Dans un contexte tendu, l’événement valorise désormais davantage les filières, l’orientation et la formation.

Concentré en une seule journée, contre deux auparavant, le salon a réuni près de 4 000 personnes.
Pour sa huitième édition, le Forum de l’emploi, renommé Salon métiers, emploi et compétences, a encore attiré les foules, hier, à Nouville. Sauf que cette année, la formule a changé afin de mieux répondre à la réalité d’un marché « plus tendu » qu’auparavant (lire par ailleurs).

« On doit s’adapter à la conjoncture, donc on raisonne moins en tant qu’emplois, qu’en tant que métiers désormais. En clair, l’idée c’est de faire davantage découvrir aux visiteurs les filières qui peuvent les intéresser, en les informant sur les formations, les dispositifs d’aide, etc., détaille Philippe Texier, coorganisateur de cet événement proposé par Les Nouvelles calédoniennes, en partenariat avec La 1ère. On a bien sûr des annonces d’emplois et avec le turn-over, il y a toujours des besoins, mais on souhaite davantage valoriser les filières porteuses. »

En témoignent les stands du tout nouveau GIEP, comprenez groupement pour l’insertion et l’évolution professionnelle*, lancé en avril. « L’une de nos missions est d’informer, d’orienter et de proposer des formations pour les demandeurs d’emploi » , résume Pascal Velasco, le directeur adjoint du GIEP, qui

propose également un espace afin de trouver sa propre voie. Pour ce faire, il suffit de répondre à 55 questions, via un logiciel, qui définit ensuite son orientation. Et depuis la matinée, ce stand ne désemplit pas. « Notre outil s’adresse aux gens qui sont un peu perdus ou en reconversion. Nous en rencontrons beaucoup, explique entre deux visiteurs Robineda Fels, conseillère en évolution professionnelle. Ce questionnaire a pour objectif de mieux cibler les centres d’intérêt. Puis en fonction des résultats, cela permet d’identifier des familles de métiers spécifiques. Or, dans ces filières, il peut y avoir pléthore de métiers, c’est pourquoi, nous proposons ensuite un accompagnement personnalisé. » Et les retours du public semblent plutôt positifs à en croire Océane et Stéphanie Teiri, deux soeurs, qui se sont laissées tenter et dont les parcours et les motivations sont bien différents.

TRÈS PERTINENT

« J’ai un bac en gestion des systèmes informatiques, mais là, je n’ai plus envie de travailler dans ce domaine, je veux voir autre chose, explique Océane, la cadette, en recherche d’emploi depuis un mois. J’ai trouvé ce questionnaire très pertinent et il a conclu à un métier dans l’aide à la personne. Or, quand je suis rentrée dans le salon, la première chose que j’ai vue et qui m’a intéressée, c’était une brochure sur le métier d’aidesoignant. Cela semble confirmer mon envie. Je vais envisager une formation. » Stéphanie, la soeur aînée, a déjà un emploi. Pourtant la Mondorienne est également ravie du résultat du sondage : « Je suis enseignante depuis cinq ans. J’aime mon travail, mais j’ai besoin de faire autre chose un certain temps pour me rendre compte si ce métier est vraiment fait pour moi. Le test a révélé que j’étais à l’aise en formation et en communication, ce qui correspond à l’enseignement, mais plutôt vers des adultes. Je suis contente car ça me conforte dans les concours que je veux entreprendre. Je pense qu’il faudrait proposer ces questionnaires dès l’école. C’est un bon moyen d’affiner sa vision et d’anticiper son orientation. »

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