Une volonté de sanctuariser le dispensaire, « cafat/ santé » LNC 29.05.2019

Houaïlou. Le centre médicosocial, fermé depuis le 6 mai, a rouvert ses portes lundi. Deux réunions ont été nécessaires pour débloquer la situation.
Fermé sur décision de la province suite à l’agression d’un médecin, le centre médicosocial a rouvert ses portes en début de semaine. A l’origine de ce résultat, la réunion qui s’est tenue, jeudi dernier en mairie, de plusieurs élus, des autorités coutumières et du Collectif sécurité.

Ce collectif avait été mis en place suite à des actes d’incivilités et d’insécurité sur le Centre de formation aux techniques de la mine et des carrières (CFTMC) de Poro en 2016. Il est composé d’élus, de coutumiers, de gendarmes, de pompiers, de forces vives de la commune (associations culturelles, religieuses, sportives…) et d’acteurs de la vie civile (les commerçants, l’OPT, le pharmacien, etc.).

Une première séance a permis tout d’abord un éclaircissement sur l’agression qu’aurait subie le médecin en service. L’événement s’est déroulé lors d’une intervention sur un accident survenu le 5 mai, au cours duquel un jeune homme de 27 ans a trouvé la mort. Le procureur général a classé le dossier. Mais le débat a permis de soulever des problématiques comme « la technicité du travail », « la gestion de la santé en province Nord » ou encore « l’incivilité et l’insécurité ».

Une réponse systématique

Moinburu Reia, président du district de Bas Nindhia, a rappelé tout le travail qui avait déjà été réalisé en amont par le Collectif sécurité. Un dossier sur « l’incivilité et l’insécurité » dans la commune avait même été déposé auprès du procureur général.

« Je retiens un mot de cette réunion : “sanctuarisation?? », a insisté Alfred Kananou, président du district de Léwéo. « A l’hôpital, il y a un panneau qui dit “Hôpital – Silence??, lequel a été installé par nos anciens à l’époque de l’implantation de ce bâtiment. Ils en avaient déjà fait un sanctuaire, parce qu’on y vient pour se soigner et pour y être guéri. »

Une deuxième séance s’est tenue l’après-midi. Cette fois en présence de la province Nord afin de trouver un accord sur des garanties qui pourraient satisfaire toutes les parties concernées.

« Un protocole d’accord sera signé entre la province, la mairie, les autorités coutumières et le Collectif sécurité », a conclu Guy Solal, secrétaire général de la commune. « Dès la survenance d’un incident, les membres signataires de ce protocole interviendront chacun dans leur secteur de compétence, par rapport au fait constaté et à l’auteur. »

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