Vague de démissions au RDO, LNC 30.05.2019

Dix militants du Rassemblement démocratique océanien, dont le secrétaire général Arnaud Chollet-Leakava, viennent d’annoncer leur démission du parti. Le président relativise.

Le président du RDO, Aloisio Sako, à côté d’Arnaud Chollet-Leakava, secrétaire général aujourd’hui démissionnaire, lors du 37e congrès du FLNKS. fin mars.
L’annonce est tombée à 18h10 mardi au local de la formation politique, au début de la réunion hebdomadaire. « Démission officielle et collective de 10 membres du parti : je ne suis donc plus secrétaire général du RDO. Mais nous restons Océaniens indépendantistes » résumait, moins d’une heure plus tard, Arnaud Chollet-Leakava sur les réseaux sociaux. Des précisions étaient fournies le lendemain. « C’est une décision mûrement réfléchie, et nous avons tenu à accomplir, en premier lieu, notre participation à la campagne électorale pour les provinciales du 12 mai au sein de la liste FLNKS Sud, avant de présenter notre démission » .

Une réelle secousse pour le Rassemblement démocratique océanien, composante du Front traditionnellement implantée dans les communautés wallisienne et futunienne. Les raisons de ce départ de jeunes en nombre sont « internes » juge Athéna Pouye, membre du groupe démissionnaire. La carte du parti est rendue, mais « nos convictions sont les mêmes, nous restons indépendantistes » . L’élément déclencheur du divorce n’est pas lié à la toute récente percée électorale de la liste de Milakulo Tukumuli appuyée sur la même communauté, selon la militante, « l’Eveil océanien n’a rien à voir dans l’histoire » .

PAS DE PLACE POUR TOUT LE MONDE

Président du RDO depuis sa création en 1994, Aloisio Sako prend la nouvelle avec détachement. « C’est un non-événement, une tempête dans un verre d’eau » . Le Rassemblement démocratique océanien a déjà connu, par le passé, des vagues de départs, notamment après les affrontements de l’Ave Maria intervenus en 2001 et 2002. Toutefois, « l’organisation a près de trente ans, et on est toujours là » réplique le patron du RDO qui pointe le non-renouvellement du poste d’une collaboratrice comme étincelle de la colère. Ce que conteste le groupe en partance. Le choix de leur représentant lors de la composition de la liste unitaire FLNKS Sud annoncée pour les élections provinciales, a suscité des tiraillements. Certains, même extérieurs à la formation politique, militaient pour un élan nouveau. Mais, en septième position, la première du RDO dans l’équipe, « c’est le président du parti » indique Aloisio Sako, « il n’y a pas de place pour tout le monde » .

Un message a circulé hier sur les réseaux sociaux. « Nous sommes et restons des Océaniens indépendantistes adhérant totalement au projet du FLNKS que nous avons défendu le 4 novembre 2018, notamment le code d’éthique » indique Arnaud CholletLeakava. Le jeune ex-cadre de la composante cite, dans la foulée, des axes essentiels de travaux à mener en Nouvelle-Calédonie. Comme améliorer l’accession et les conditions de logement, mais aussi accroître le pouvoir d’achat et lutter contre la vie chère, ou encore accentuer les conditions d’un mieux vivre entre toutes les communautés présentes dans le pays. Des premières idées pour une prochaine implication politique ? Rien n’est signalé à l’heure actuelle.

Quoi qu’il en soit, Arnaud CholletLeakava mentionne une priorité, « nous concentrer sur le référendum de 2020 » .

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