Quatre jours pour déposer les candidatures au gouvernement LNC 04.06.2019

Les élus du Congrès se réuniront demain pour fixer le nombre de membres du futur gouvernement. Vendredi soir, ils déposeront des listes de candidats. L’élection aura lieu jeudi 13 juin.
un nouveau président, c’est le gouvernement de Philippe Germain qui expédie les affaires courantes.
C’est demain, mercredi, que le Congrès doit se réunir pour une séance express dont l’ordre du jour sera la fixation du nombre de membres du prochain gouvernement. Une formalité indispensable à chaque lendemain d’élections provinciales. La loi organique prévoit un minimum de cinq membres et un maximum de onze. A une exception près, les gouvernements successifs issus de l’accord de Nouméa ont toujours comporté onze membres.

L’étape suivante de la formation de l’exécutif sera le dépôt des listes de candidats par chaque groupe politique constitué au Congrès. Les candidats peuvent être membres du Congrès, ils peuvent aussi venir de la société civile. Ce dépôt doit avoir

lieu au plus tard vendredi 7 juin au soir. Autant dire que d’ici là, ça discute.

Quatre groupes politiques ont été déclarés après les élections provinciales. Celui de l’Avenir en confiance qui comprend dix-huit élus ; celui de Calédonie ensemble qui en comprend six, celui de l’UC-FLNKS et Nationalistes composé de treize élus, et celui de l’UNI composé de douze membres.

LE POIDS DES NON INSCRITS

Seuls les groupes politiques constitués peuvent présenter des candidats au gouvernement, sous forme de listes. Il faut au moins six personnes pour constituer un groupe politique, ce qui explique que certains élus siègent comme non-inscrits faute de pouvoir ou de vouloir constituer un groupe. C’est le cas de trois membres élus de l’Eveil océanien dont les votes pèseront lourd dans la balance.

Une certitude cette année : si Calédonie ensemble ne trouve pas une entente avec l’Avenir en confiance, le parti de Philippe Gomès devra présenter un candidat qui n’est pas membre du Congrès. Sinon il n’aurait plus que cinq élus au Congrès, Nicolas Metzdorf ayant choisi de quitter le groupe et le parti. Une des options sur la table est le retour de Philippe Germain, président sortant de l’institution, mais non élu et non présent sur la liste de Philippe Gomès.

Avec ses dix-huit voix, l’Avenir en confiance peut tabler sur quatre membres élus au sein du gouvernement. Calédonie ensemble peut compter sur un membre au gouvernement, et les groupes indépendantistes devraient en obtenir cinq. Comme pour l’élection du bureau du Congrès, ce sont les trois voix de l’Eveil océanien qui feront pencher la balance. Si le soutien de Milakulo Tukumuli va au mouvement de Sonia Backès, celui-ci obtiendra cinq sièges et devrait pouvoir compter sur l’appui de l’élu Calédonie ensemble pour accéder à la présidence. En revanche, si l’Eveil océanien choisit de soutenir le camp indépendantiste, c’est ce dernier qui emportera la présidence de l’exécutif, ce qui serait une première depuis Jean-Marie Tjibaou.

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