L’Eveil océanien a choisi sa liste LNC 08.06.2019

Après d’âpres négociations, des membres du parti mené par Milakulo Tukumuli seront présents sur la liste pour la composition du gouvernement aux côtés de l’Avenir en confiance. Vaimua Muliava sera en position éligible.

Les discussions ont finalement abouti entre l’Avenir en confiance et l’Eveil océanien.
Le suspense aura duré jusqu’en début de soirée, hier. Après d’intenses négociations, l’Eveil océanien a finalement opté pour un projet de gouvernance partagé aux côtés des membres de l’Avenir en confiance. La liste sera menée par Thierry Santa et Vaimua Muliava figurera en cinquième position. Christopher Gygès, Isabelle Champmoreau et Yoann Lecourieux devraient aussi être élus conseillers de gouvernement. Le dernier cité quittera très probablement la troisième vice-présidence de la province Sud pour laisser sa place à Milakulo Tukumuli.

C’est donc bien un accord global qui a été trouvé entre les deux partis. Les axes forts de ce programme seront la gouvernance partagée, avec notamment l’idée d’un président chef d’orchestre et très collégial dans sa dé

marche, et la relance économique. Ce sujet a d’ailleurs été l’occasion pour l’Eveil océanien de jeter un « pavé dans la mare » lorsque le parti a envoyé, hier matin, aux médias un véritable programme articulé autour de dix mesures principales (lire cidessous).

QUID DU PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ?

Les discussions de l’après-midi auront finalement permis aux différentes parties de se rendre compte qu’ils étaient « compatibles » sur de nombreux points, à l’instar de la problématique du logement « océanien », de la fin des monopoles publics, de la TGC, etc.

Plusieurs participants à cette discussion relevaient qu’il avait surtout été question d’apprendre à se connaître « humainement » et de faire tomber quelques a priori. Une mission qui semblait accomplie hier soir. Concrètement, si tout se passe comme prévu jeudi, ce sont donc cinq élus sur onze qui seront issus de cet accord. De leur côté, l’UC devrait en compter trois et l’UNI deux. Reste Calédonie ensemble, qui accrochera en toute logique un siège et se retrouvera à son tour en position de faire basculer le vote pour élire le président du gouvernement. Au vu de l’ambiance qui règne depuis l’élection de Roch Wamytan au Congrès, il semble peu probable que le parti de Philippe Gomès permette d’élire dès jeudi Thierry Santa. Pour autant, le conseiller de gouvernement de Calédonie ensemble, surtout si la rumeur se confirme et qu’il s’agit de Philippe Germain, sera dans une position bien inconfortable s’il empêche un loyaliste d’accéder à la tête de l’exécutif. A contrario, un vote pour un candidat indépendantiste serait totalement incompréhensible pour l’électorat Calédonie ensemble. Un éventuel blocage des institutions serait aussi bien difficile à assumer pour un mouvement qui l’avait tant dénoncé en 2015 au moment de l’arrivée retardée de… Philippe Germain à la présidence.

Pour autant, les dernières semaines auront au moins prouvé qu’au niveau de la politique calédonienne, l’on était rarement au bout de nos surprises.

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